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lundi 1 mars 2021

Mon triptyque-tatouage de l'année 2020 [+ #23 - tuto crème spécial tatoo DIY!]

 

Hey hey les zami·e·s ! On s'est tout mis d'accord sans se le dire pour éviter les bilans 2020, trop déprimants. C'est bien. Maintenant passons à l'étape supérieure : chercher (et trouver !) du positif dans cette année bien pourrie.
Je me lance.
Pour moi, c'est facile : le chouette, je l'ai provoqué. Commandé, même. Pris rendez-vous, carrément : "Hello Wabab, quand est-ce que je peux venir pour une dose de beau et de kiffant s'il te plaît ?"
Et hop, voilà qui est fait !
C'était même tellement chouette que j'y suis retournée. 3 fois. Ouep. Fallait bien ça, non ?
Voici donc mes trois tatouages réalisés avec brio et délicatesse par Wabab en 2020:
 
 
Alors, c'est beau, non ?
Tu trouves que non ? Ben nafout', moi j'adoooooore et comme ce sont MES tatouages, ça tombe plutôt bien. Et franchement, on peut ne pas aimer le style - même si ça m'échappe :p -, mais la réalisation est nickel : les effets de texture, la finesse des traits, tout y est !
Wabab a également réalisé, sur trois séances de pic-pic, un splendide tatouage sur l'épaule et le bras de Pacsman. Mais comme c'est pas ma peau, je ne l'expose pas ici, forcément...
Ajoute à cela qu'il est extrêmement sympathique et qu'avec lui, tu voyages par procuration en écoutant ses épopées à vélo et ses essais artistiques, et voilà, que veux-tu, tu te retrouves avec 3 tatouages quand tu n'en avais prévu qu'un au départ.
Normal.
 
☆.。.:*・°☆.。.:*・°★.。.:*・°☆.。.:*・°☆
 
Hop, et pour en revenir à nos bouftous (oui parce que quand même, j'ai dit qu'il y avait un tuto cosmétique DIY dans cette note), parlons cicatrisation : 

Un tatouage, c'est de l'encre qu'on te mets dans la peau.
Donc, techniquement, ça fait bobo, un peu, et surtout la peau a besoin de cicatriser pour que ton tatouage, après, il soit tout beau comme au premier jour (mais sans les rougeurs).
Alors pendant la cicatrisation, on hydrate, on hydrate, on hydrate !!!
Mais pas avec n'importe quelle crème : une crème qui hydrate, qui nourrit bien, sans dessécher et si possible qui t'évite les démangeaisons, c'est le mieux.
Pour mes premiers tatouages, j'ai suivi les recommandations de mon tatoueur de l'époque : chacun a sa crème à te proposer, plus ou moins beurk, plus ou moins agréable...
Pour mes tatouages chez Wabab, je n'ai pas voulu déroger à ma règle du DIY qui me permet de trouver ZE crème bio, saine, sans produit cra-cra et adaptée pour ma peau de m... moi : ta daaaaaah, voici la recette de la crème post-tatoo qui-va-bien ! 

Attention, c'est encore une fois une recette extrêmement complexe, tant dans la recherche des ingrédients que dans la réalisation, donc accroche toi !
Prêt ?

Il te faut :
- du beurre de karité
- de l'huile de coco
- un récipient stérilisé

Tu mélanges en quantité égale le beurre de karité et l'huile de coco, tu travailles le tout avec une fourchette pour assouplir et mêler les deux ensemble, et tu verses dans le pot.


Wala.
C'est tout.
Je t'assure, ça n'a l'air de rien comme ça, et c'est presque trop simple pour qu'on y croit, mais cette crème est géniale pour les tatouages ! Le beurre de karité nourrit bien, il est assoupli par l'huile de coco qui permet une application facile sans frotter (faut pas frotter, faut pas gratter!) et qui donne un fini tout doux, tout lisse, c'est BON-HEUR !

Bon, et après, ça reste une crème hyper hydratante que tu peux utiliser pour les lèvres, les mains (desséchées par le gel hydro-alcoolique), les petits petons, bref, tout ce qui a besoin d'être bien nourri ! Évite quand même le visage, l'huile de coco est réputée pour être certes très douce, mais aussi un peu beaucoup comédogène...
Au pire, si tu ne supportes pas l'huile de coco, tu dois pouvoir la remplacer par une autre huile, à tester.

☆.。.:*・°☆.。.:*・°★.。.:*・°☆.。.:*・°☆

Pour suivre et découvrir Wabab c'est ici :
site internet → laiguilleur.com
facebook → www.facebook.com/wabab.tattoo
instagram → www.instagram.com/wabab.tattoo/

Cerise sur le sunday : un arbre planté pour tout tatoo réalisé par Wabab, c'est-y pas beau, ça ?!
Ben si. C'est beau.
Alors arrête de rêver, et fonce !

mardi 2 janvier 2018

2018 : Bonne et heureuse année, douce et lumineuse et pleine d'amouuuuur ! #inventaire2017

Ta daaaaaah, c'est parti pour le post-rétroviseur et main sur le cœur de la nouvelle année ! 
Tout d'abord, permets-moi de te souhaiter à toi, oui, toi, là, derrière ton écran, une chouette et belle année 2018 pleine de sourires, de rock'n'roll et de chouettes moments avec tous ceux que tu aimes (ceux qu'on n'aime pas, on s'en tape). 

Dans un élan de crise existentielle et déontologique, je floute les visage de mes monstroplantes,
même si mes zami.e.s les connaissent déjà en vrai et que leur image circule en privé sur les réseaux sociaux...
Oh oui, jetez-moi des p'tits cailloux pointus !
(par contre, pour Pacsman et ma tronche, osef-Joseph !)

Ensuite, comme à chaque nouvelle année, je jette un coup d’œil en arrière sur l'année écoulée, et je me dis que pfiouuuuu, encore une fois, c'était une année riche en évènements !
Le professionnel et le personnel se mêlent dans cet inventaire à la Prévert, et c'est normal : ortho, maman, bidouilleuse, toutes pour une et une pour toutes.
Laisse-moi donc te présenter mon best-of de l'année 2017 en images. C'est partiiiii !

vendredi 12 juillet 2013

And now, ladies and gentleman, bis !

Alors voilà, ça m'a repris... J'ai de nouveaux dessins sur la peau.
Mes trois étoiles sur la cheville avaient grand besoin d'être reprises. Mais pourquoi s'arrêter là ? J'avais d'autres envies, d'autres idées, et surtout un timing à respecter : je voulais que ce soit Olivier qui me tatoue, alors il fallait le faire avant le déménagement.
Donc, en juin, je me suis décidée et je suis allée le voir avec mes petits papiers, mes gribouillis, mes photos coups-de-coeur et tout ce gigantobazar qui a fait émerger un projet tout pile-poil pour moi. C'est à ça aussi qu'on reconnait un vrai tatoueur, un bon, un chouette, qui arrive à te trouver exactement ce que tu voulais alors même que tu ne le savais pas encore...

tatouage, aille
Là, c'est la version boursouflée / crémée / rouge et douloureuse...
MAIS ! J'ai le vernis assorti pour faire diversion !

Les indications de départ, c'était : du noir et blanc, mais un peu de couleur quand même, pour faire ressortir, une lune, un soleil façon gravure ancienne, et la petite phrase "la nuit est mère du jour". Ah, et bien sûr : reprendre mes trois étoiles et les intégrer à tout ça.
Facile, quoi...
Olivier m'a proposé un tatouage à suivre sur les deux pieds. Ma première réaction a été : "Omagad, non, ça va faire trop mal !". Et puis il m'a montré ses crayonnés. Ma seconde réaction a été : "Neeeeeeeed !" avec un soupçon de bave au coin des lèvres.
Et hop, le 02 juillet nous avions rendez-vous : 
 
tatouage, aille
Tu peux cliquer sur l'image pour la voir en grand.
Par souci de respect de l'anonymat de mes zamis, les noms ont été remplacés par des surnoms choupis, ne m'en veuillez pas, camarades.
 
Et donc, pour répondre à quelques questions que l'on me pose habituellement dès qu'on cause tatouage :
- Oui, ça fait mal, parce que c'est sur l'os. J'ai d'ailleurs eu cette phrase qui rend bien compte de ma confusion mentale pour cause de douleur : "Plus JA-MAIS je ne me ferrai tatouer les pieds !" (ben ça tombe bien, y'a plus de place).
- Non, je ne suis pas maso : je l'ai voulu, ce tatouage, alors j'ai fait avec la douleur, qui n'est pas non plus si catastrophique que ça. Est-ce qu'on demande aux femmes enceintes si elles sont maso sous prétexte que l'accouchement est douloureux ? Hein ? Bon. Voilà.
- Oui, je sais que ça va "rester toute ta vie sur ta peau !" (c'est le principe) et non je n'ai pas peur de "le regretter un jour", parce que j'ai pris du temps pour le vouloir, le réfléchir, le faire... Tout ce temps aurait pu être utilisé à renoncer au tatouage, si je n'ai pas fait marche arrière, c'est donc en connaissance de cause.
- Oui, il y avait de la musique pendant que Olivier me tatouait, mais pas (que) du heavy métal. Y'a même eu (un peu...) Cat Power, et ça, c'est cool.
- Je ne sais pas si je m'en ferai un autre. Je fais pas collec', non plus... Je n'ai pas mis le doigt dans un engrenage qui va faire de ma peau une expo, on verra bien. Si un jour je décide de me faire un autre tatouage, ce sera une autre histoire, une autre signification, une autre étape.
- Non, je n'ai ni bu, ni fumé quoi que ce soit, ni appliqué de crème anesthésiante : ce serait dommage de foirer un tatouage / focaliser sur la douleur / ne pas être en état d'en profiter juste parce qu'on a peur d'avoir mal (si on a trop peur, on ne se fait pas tatouer, à mon humble amha si tu vois ce que je veux dire).
- Oui, je kiffe grave mes nouveaux tatouage, et je trouve qu'ils vont vachement bien avec celui que j'ai dans le dos
 
Ah, la cicatrisation est toujours en cours, j'en suis à l'étape où les lambeaux de peau partent sous la douche et où à chaque application de crème ça fait des bouloches sous mes doigts (et bon appétit bien sûr !).
Heureusement, entre l'étape rouge boursouflée et celle de la mue des pieds, j'ai pris quelques photos, alors voilà : 
 
tatouage, aille

You know what ? I'm happy !

samedi 15 octobre 2011

Bref, j'ai un tatouage dans le dos.

J'avais déjà un tatouage sur la cheville, et ça faisait un moment que j'attendais de me faire tatouer le dos. 6 ans, pour être exacte. 6 mois que j'ai choisi le motif et l'emplacement. 2 mois que j'ai trouvé le tatoueur. 2 heures que j'ai mon tatouage dans le dos. Woooowoooowoooooooo !
D'abord, c'était des étoiles (comme sur la cheville) et dans la nuque. Puis, une phrase sur l'épaule. Puis, j'ai pensé à une horloge, ou un truc approchant, sur l'omoplate. Et finalement, c'est :
Un mécanisme d'horlogerie tiré d'une page de l'encyclopédie de Diderot (la figure n° 45, c'est écrit dessus) avec 2 vers d'un poème d’Apollinaire, "le pont Mirabeau".
J'ai débarqué un jour pour voir Olivier, LE tatoueur, et lui parler de mon projet. J'étais venue avec tout un tas de photos de tatouages que j'aime bien, une reproduction de la page d'encyclopédie, le poème d’Apollinaire, mes idées et mes envies. Il m'a rappelé une semaine plus tard, on s'est revu une dizaine de jours après, il m'a montré ce à quoi il avait pensé pour inclure les vers dans le dessin, et wahou. Juste : wahou. Il a posé un carbone sur mon dos pour voir un peu ce que ça ferait en vrai, et j'ai passé le reste de la journée à me contorsionner devant le miroir de la salle de bains pour l'admirer encore et encore et encore et me dire : dans une semaine, j'aurais ça, en vrai, et en mieux, dans la peau.
"Dans une semaine", c'est aujourd'hui. Excitée comme une gamine qui attend Noël, j'ai littéralement couru jusqu'à l'échoppe. Bon, OK, c'est aussi parce que j'étais en retard, mais j'avais des ailes dans le dos, à défaut de tatouage. Et une petite boule dans le ventre aussi, quand même... Parce que bon, sur la cheville, j'avais quand même un peu douillé, et pourtant c'était un tout petit tatouage, mais quand ça passait en dessous de la malléole, ouille. Et là, ben... C'est dans le dos. C'est grand, le dos. Y'a des zones sensibles, d'autres moins... Bon, ben faut le savoir : au bout de 2 heures de pique-pique, TOUTES les zones du dos sont sensibles.
Bref : je m'installe, même pas peur (non, vraiment, à ce moment là, même pas peur !), assez calme même, malgré le grand chambardement intérieur et l'impatience de voir le tatouage dans mon dos. Bon, enfin, euh... Assez calme, tout est relatif, mais disons que calme, pour moi, c'est un peu comme normal pour les gens moins speed, disons que j'avais pas l'air trop azimutée. Pas encore !
Au début, tout va bien, il y a même des moments où ça chatouille, mais alors vraiment et où il a fallu qu'Olivier s'arrête 2 secondes pour que j'arrête de pouffer. Mais ça a pas duré longtemps. Déjà, quand il a fallu faire des traits épais... Petit cours : trait épais = aiguilles plus écartées. Donc, pour que l'encre se fixe bien, faut appuyer plus fort. Histoire que les deux aiguilles rentrent bien, bien dans la peau. Pas de doute, j'ai bien, bien senti la différence avec les traits fins où les aiguilles sont très serrées...
Y'a aussi la partie sur l'omoplate, là où il y a un os, et où, pareil, on sent bien, bien que ça pique. Là, ça ne chatouille plus vraiment. Plus du tout... Pareil pour le flanc, là où c'est bien tendre, miam miam. Et, manque de bol, mon tatouage comprend une grande zone bien sombre, paf, juste sur l'omoplate, et une petite zone assez couverte aussi (petite mais ça suffit !) sur le côté. Chouette alors !
Donc au fur et à mesure qu'Olivier me pique le dos, je fais moins ma maligne... En plus, j'ai froid. C'est nerveux ? Possible. Alex (qui s'occupe un peu de tout le reste : accueil, percings, caisse...) me prépare des thés à la menthe, ils sont brûlants, j'ai toujours froid. OK, donc c'est bien nerveux. Et puis j'ai mal au crâne aussi. Y'a pas, les os sont de bon conducteurs de vibration. J'ai l'impression d'avoir le moteur du machin qui pique quelque part au milieu de la tête. Sincèrement, la dernière demi-heure a été terrible. Objectivement la douleur n'était pas plus terrible qu'au début, sauf que là ça faisait déjà plus de 2 heures que j'y étais... Inspiration, expiration, je rêve où Alex rigole ? Il passe voir comment ça se passe, et il dit : "Ah, t'as oublié le 7 entre le 6 et le 8", et aussi : "T'as vérifié ? Y'a pas de faute ?". Je décrète intérieurement que ses blagues sont nulles, mais qu'il peut rester si il veut, j'ai justement envie de mordre quelqu'un. En attendant, je donne des coups de pied dans le sol, et mon bras droit a une vie autonome : il vibre, tremble, se contracte et tressaute. Allô, allô ! Séco appelle bras droit ! On se calme là dedans ! Le bras droit ne répond plus, j'abandonne, et, tiens, pensons aux cours de yoga et aux exercices de relaxation... Om... Mani... Padme... Hum... Ouille.
Allez, c'est presque fini. Presque. Une petite retouche là. Et là. Et ici aussi. A chaque fois, Olivier nettoie le dos, et j'y crois, que c'est fini ! Mais non, pas encore... Et puis enfin, il repose tout, nettoie encore une fois, et ça y est, cette fois-ci, c'est bon.
Je me lève, j'attrape le miroir rond (non, pas la main droite, elle tremble, n'importe quoi !) et je me place dos au grand miroir pour admirer.
...
J'écarquille grand les yeux, et je dois faire une drôle de tête, parce qu'Olivier me demande si ça va.
Tu parles que ça va !!!
C'est... Juste... Splendide.
Si j'avais pas si mal, je lui sauterais bien au coup, mais là, je suis un peu sciée et complètement ahurie.
MON tatouage, il est magnifique.
Heureuse je suis.
Bref, j'ai un tatouage dans le dos.
Mais pas de photo tout de suite, car là, en plus du noir et du gris, y'a aussi pas mal de rouge, c'est très mignon ce dégradé boursouflé... On va attendre que ça cicatrise, hein !