vendredi 25 janvier 2013

MASTER pour les ORTHOPHONISTES : ça y est !!!

Ce matin, à 10h, j'ai reçu un SMS. Incrédule, j'ai lu ces deux petits mots qui s'affichaient à l'écran :
"Master ! Ouiiii !!!"
Et puis mon ordinateur s'est affolé : des mails, des messages sur facebook et twitter, le site de la FNO qui explose, victime de son succès, car oui, ça y est, enfin, après 10 ans de travail :
Le ministère de la Santé et
le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
ont dit OUI aujourd'hui au
GRADE MASTER POUR LES ORTHOPHONISTES


Devant mon PC, j'ai commencé à pleurer, mais cette fois-ci de joie.
Enfin !
Et aujourd'hui, j'aime le monde entier ! Je suis tellement heureuse et fière d'être orthophoniste !
Il y a trop de monde que j'ai envie de remercier aujourd'hui : les orthophonistes qui se sont battus pour le Grade Master bien sûr, mais aussi mes patients, qui m'ont donné l'envie et le courage de participer à ce combat, mes zamis qui nous ont soutenus, ceux qui ont supporté mon flood, mon spam, mes discussions sans fin à ce sujet : tout cela n'a pas été vain !
Cécile, Anne(s), Michel, Tom-Tom, Christel, Fabienne, Jean-Michel, Vincenzo... Je vous surkiffe grave !


A encadrer dans mon bureau en faisant péter le champabul :
La lettre des Ministres
Et à lire, re-lire, re-re-lire encore pour y croire sans se pincer 1000 fois le bras :
le communiqué de presse de la FNO
Voilà, vous allez pouvoir reprendre une vie normale loin, le spam sur les réseaux sociaux c'est fini pour un moment !
CHAMPAGNE ET COTILLONS !!!
1000 bises à tous !

mardi 15 janvier 2013

[bijoux] Des rubans et des breloques - Lutins part I

Je vais faire vite, mais je vais le faire tout de suite, sinon dans 3 mois on y sera encore...
Les lutins du père noël avaient besoin d'un coup de main, alors j'ai sorti mes rubans, mes breloques, mes pinces, et ta daaaaah :
bidouillage, bijoux, cadeau
bidouillage, bijoux, cadeau
Celui-là, c'est pour cousinette Hélène, avec un p'tit gars, donc, et du beige qui brille.  
bidouillage, bijoux, cadeau
Celui-ci, pour cousinette Caroline, alors une petite fille, tralalou !
(et j'ai foiré les autres photos... :/ )
bidouillage, bijoux, cadeau
bidouillage, bijoux, cadeau
Des coquillages pour Mantoune, avec de la chaîne fine et des rubans qui glissent comme de l'eau. 
Voilà, voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite demain ! ... Ou après demain ! ... Ou bientôt, quoi ! 


En attendant, c'est vigilance orange dans 27 départements de France, et alerte rouge sur Twitter pour les zorthophonistes : http://t.co/4grcuuQI
Hop, hop : 1-2-1-2 test micro *vvvvzzzziiiIIIIIiiooooouuuuuuiiii* on m'entend là ? ... OK, c'est parti !!!  

lundi 14 janvier 2013

Ortho-Master : dernier épisode ?!

Remonter le temps :
L'attente, les dossiers, les réunions, les rencontres, les manifs, les slogans, les articles, les hakas...
Et au final toujours
rien.
Mais ça bouge.
Beaucoup, même.
Vendredi, nous serons fixé-e-s sur l'avenir de notre profession.
Vendredi, c'est champagne ou hara-kiri.
Pas de demi-mesure.
Mais résumons :
Après les manifestations de fin 2011 et de début 2012, après les élections présidentielles, après l'investiture de nos nouvelles ministres de tutelles, après la reprise des discussions... On recommence tout.


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Les représentants de la profession (et pas QUE la FNO : la FOF, la CGT, FO... Tous unis derrière le même projet, n'en déplaise aux détracteurs du syndicat majoritaire qui se perdent dans des querelles de clocher) ont du reprendre tout leur travail sur les référentiels pour la réforme de la formation initiale des orthophonistes. Ce qu'ils ont fait. Et, surprise, la conclusion n'a pas changé : le grade exact pour les orthophonistes, c'est bien le grade Master.
Ce rapport a été rendu vendredi dernier, le 11 janvier.
Et nos deux ministres ont répondu : le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a dit OK. Le Ministère de la Santé n'a pas donné son accord.
Oui, ça te rappelle quelque chose à toi aussi ?
Retour au point de départ...

Sauf que là, c'est fini de jouer la montre et de tirer sur la corde de notre patience : quelqu'un va trancher. Oui, parce qu'il y a quelqu'un au dessus des Ministres. C'est Matignon. Et Matignon s'empare du schmilblick.
La réponse, elle arrivera vendredi, ce vendredi, le 18 janvier.
Dans 4 jours !
Cette fois-ci, ce serra sans appel : si Matignon dit OK, c'est champagne, mais s'il dit non, c'est fichu.

Alors nous n'avons plus que 4 jours devant nous, pour rappeler leurs promesses à notre actuel Premier Ministre, Monsieur Ayrault, et à notre Président, Monsieur Hollande. Au moment de la campagne présidentielle, tous deux se sont prononcés en faveur du Grade Master pour les orthophonistes.
Les promesses n'engagent que ceux qui y croient...
Et bien je suis vachement engagée, moi, je peux te le dire !

Je suis partagée entre l'immense espoir et la trouille taille méga.
Des mois, des années même (mais oui !) que nous expliquons, discutons, bataillons... et recommençons. Et là, vendredi, ce sera terminé. Pour le meilleur ou pour le pire. J'ai le vertige. C'est pas le moment ! Il nous reste 4 jours pour nous mobiliser à nouveau, pour la dernière fois peut-être. 4 jours, ça va vite... Trop vite.
Sur les réseaux sociaux, la Master-War a repris de plus belle.
Parmi les orthophonistes, les discussions reprennent, avec une fébrilité palpable. Je n'ai plus l'impression d'être en guerre, mais plutôt d'être dans le couloir d'un hôpital, à attendre les résultats d'une opération délicate. Pile ou face. 50-50. Pas de demie mesure.
Vendredi, je crie ma joie ou je hurle au désespoir. Dans tous les cas, sortez vos boules Quiès, ça va faire du bruit. Au moins autant que les 3 jours à venir. 

Go ! Sprint final !
ON NE LÂCHE RIEN !!!
Demain et mercredi, campagne mass-tweets.
Jeudi midi, manifestations dans les villes des centres de formation.
Et jusqu'à vendredi : mails, courriers, contacts avec les élus.

Nous serons des moustiques s'il le faut !
 
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mercredi 9 janvier 2013

Changer de vi-ll-e...

C'est la coutume, ce premier post de l'année se doit d'être celui où je commence par vous souhaiter, à tou-te-s, une très belle année 2013. Je vous souhaite beaucoup de sourires, de rencontres, de petits bonheurs quotidiens et quelques belles grandes joies aussi. Plein de bonnes choses, et puis la santé, hein, c'est important... Le plus important, même. En ce début d'année où j'ai vu partir une amie qui se battait depuis longtemps contre l'affreux crabe et où une autre amie a dit adieu à sa mère-grand, il est bon de se rappeler les priorités.
Les priorités... La vie, quoi. La notre, celle qu'on choisit, celle qu'on subit, celle qui fait sourire et celle qui fait pousser des boutons d’acné à l'adolescence, celle avec ses hauts et ses bas mais avant tout la notre. Et on n'en a qu'une. Autant ne pas la planter, pas vrai ? Ne pas ranger les rêves et les projets trop vite au placard. Parce que c'est dur de les ressortir. Un peu comme cette étagère moche qu'on a fixée au mur en attendant d'en trouver une plus belle et plus pratique, pour se rendre compte 3 ans plus tard qu'elle est toujours là et qu'on ne la voyait plus.
Bref.
Je voulais faire un billet joyeux, tu parles d'un échec !
Et pourtant, c'est l'histoire d'un projet qui ressort du placard, d'une envie à qui on donne sa chance, d'un rêve qui se concrétise.
Il y a un moment où il faut se jeter à l'eau.
Se décider à lâcher le bord.
Oser laisser la bouée au vestiaire, même, soyons fous.
Alors c'est décidé : cet été, on part.
IIIIIIIIIRWIGOOOOOOOOOOOOOO !!!
On déménage au soleil, on bouge dans le sud, on change de ville. Et peut-être même de vie, un peu aussi.
Cette semaine, les choses se précipitent : on met en vente la maison, et je recherche officiellement un-e remplaçant-e (oui, je suis d'un naturel optimiste).
Au mois d'août, si tout va bien (croisons les doigts, touchons du bois, brûlons un cierge !) on part vivre à Montauban.
Voilà, voilà...


Et je flippe, aussi, un peu quand même.
Mais ça va BIEN se passer... Hein oui ?!
Je vais avoir besoin de vos ondes positives, mes zamis !
Et laissez-moi y croire : on va faire mentir l'expression "loin des yeux, loin du cœur", chiche ?

vendredi 21 décembre 2012

T'es orthophoniste ? Non, coach en orthographe...

Je déprime.
A l'heure où les orthophonistes se battent pour la reconnaissance de leur formation et de leur champ de compétences, il y a encore des marioles pour jeter le discrédit sur notre profession et sur notre travail.
Oui parce que bon, les orthophonistes, elles (premier point : ceux qui nous critiquent disent souvent "elles" pour parler des orthos, analyse ça comme tu veux...) n'y connaissent rien en troubles de l'orthographe. Leurs quatre années d'études ? Leur mémoire de recherche ? Peanuts. Tout juste bonnes à prendre les sous des patients et à profiter du système de sécurité sociale, tiens. Bouh, c'est moche.
Mais heureusement, il y a... Les coachs en orthographe.
Parce que les coachs en orthographe, EUX, savent vraiment de quoi ils parlent. Ils ont fait des recherches. Ils se sont documentés. Et même, parfois, ils sont eux-même passé par la case "j'ai un problème", et chacun sait qu'il n'y a personne plus au courant d'un trouble que celui qui en souffre. Même que c'est pour ça, sans doute, qu'ils n'ont pas besoin d'aide ? Hm, je m'égare...
Les coachs en orthographe, EUX, ils ne font pas ça pour le fric, hein, ils font ça par pur altruisme. Et si leurs méthodes coûtent un rein de demi, c'est juste pour rentrer dans leur frais, bien sûr. EUX n'en tirent presque pas de bénéfice. Ahem.
Les coachs en orthographe, ils sont formidables, quoi... Heureusement qu'ils sont là pour rattraper les dégâts causés par l'éducation nationale et que les orthophonistes ne savent pas prendre en charge correctement.
Rhaaaaa...


Pour moi un coach c'est plutôt ça, alors j'ai du mal à saisir...
"Alleeeeeeez, encore un effort ! Et B et A et ça fait BA, et B et A et ça fait BA !"
Non ?!
 
J'ai déjà parlé ici d'une merveilleuse méthode pour vaincre la dyslexie sans orthophoniste.
Ben y'en a d'autres. Plein. Elles fleurissent, même. Style monstroplantes dans le vaisseau de Joyce, conquérant de la lumière (si tu ne vois pas à quoi je fais référence, c'est que tu as plus de 35 ans et moins de 25, démasqué, ah ah ah !).
Celle dont on entend beaucoup parler en ce moment, c'est la méthode de Anne-Marie GAIGNARD. Elle a écrit un livre formidable : "La revanche des nuls en orthographe", et propose une méthode qui permet de régler tous les problèmes d'orthographe (si, si !) en deux temps trois mouvements, le 3ème mouvement incluant la signature en bas d'un gros chèque.
Mais que je suis mauvaise langue me diras-tu !
Ce à quoi je réponds : carrément.
Tout à fait parti-pris, ce billet. Je défends ma profession, si, si. Y'aura pas grand monde pour le faire à notre place, pas vrai ?
Ceci dit il suffit d'analyser un peu le discours de la dame pour comprendre où le bas blesse.
Et là, je tire mon chapeau bien bas à Marie-Pierre Thibault, orthophoniste et docteur en linguistique, qui a su rester calme et démontrer (démonter ?) point par point que les arguments de Mme Gaignard ne reposent pas sur grand chose...

"L'orthographe -13 Décembre 2012" (RCF)

Y a-t-il une fatalité orthographique ? Pour certains, chaque mot est une succession de questions... Etre mauvais en orthographe peut être vécu comme une véritable souffrance, voire un handicap. Stéphanie Gallet et ses invités recueillent vos témoignages.
L'émission est là : http://podcast.rcf.fr/emission/142408/438841
Profitez-en, on peut la réécouter encore un moment.


Bon, alors, je lui reproche quoi, à la méthode de Mme Gaignard ?
Pas grand chose, en fait, elle me semble même plutôt pas mal, pour le peu que j'en ai vu.
Non, ça n'est pas la méthode, mon souci, à vrai dire.


Entendons-nous bien encore une fois : s'il existait un méthode capable de régler tous les soucis de lecture et d'écriture, je suis convaincue que 1 - on l'aurait trouvée (ortho, instit, coach, qu'importe !) et que 2 - on l'aurait diffusée. Et que forcément, il y aurait consensus.
Le hic, quand on parle de troubles spécifiques du langage écrit (l'appellation "officielle" de la dyslexie - dysorthographie), c'est que justement, ce sont des troubles... Spécifiques ! Et que donc, il faut adapter, moduler, personnaliser les moyens, les méthodes, les mises en œuvre des aides apportées pour remédier à ces troubles.



Baguette de Harry, baguette d'Hermione, baguette de Ron...
Et la baguette de l'orthophoniste, elle est où ? Et celle du coach ?
Ah ben non, y'en a pas, c'est bien ce qui me semblait...

Alors il est où le problème ?
Pour moi, il réside dans la présentation qu'en fait Mme Gaignard, et sur les arguments qu'elle avance.
Je fais la liste ? OK, c'est parti !
  • Pour Mme Gaignard, la dysorthographie n'est pas le résultat d'un fonctionnement cognitif spécial, c'est la conséquence d'une mauvaise méthode d'apprentissage de la lecture (vlan dans les dents les instits, y'a pas de raison qu'il n'y en ait que pour nos pommes).
  • Du coup, les orthophonistes sont peut-être utiles pour les dyslexiques (merci bien !), mais pas pour les dysorthographiques "purs" (les impurs, peut-être, ch'ais pas...). Non, pour eux, y'a la méthode de Mme Gaignard...
  • ... la dite méthode est en fait un condensé de nombreuses autres méthodes que les orthophonistes connaissent bien (de la gestion mentale, de la lecture flash...). C'est un peu gonflé de prétendre avoir inventé toute seule comme une grande cette méthode, du coup.
  • Les orthophonistes ne prennent pas en charge les adolescents (ni même les adultes, n'en parlons pas !), alors heureusement qu'elle est là ! [Je jette un oeil à mon agenda : 5 ados cette semaine... Et ma copine Christel, elle donne des cours en institut d'orthophonie sur la prise en charge des adolescents, m'enfin moi j'dis ça...]
  • Un souci majeur : Mme Gaignard confond allègrement retard et trouble. C'est terrible. Parce qu'un retard se rattrape, mais un trouble se compense : il est constitutif du fonctionnement de la personne, il faut donc mettre en place des moyens de remédiation, personnalisés et adapté au fonctionnement cognitif constaté... Du coup, si on propose une méthode prévue pour les retards à quelqu'un qui présente un trouble (ou inversement), y'a comme un problème.
  • Autre confusion de taille : celle que Mme Gaignard fait entre lecture et orthographe. Au cours de l'émission, elle utilise l'un comme l'autre, et malgré les recadrages de Mme Thibault, elle en reste à l'amalgame. Ce ne serait pas si grave si justement cette coach ne se targuait pas de "soigner" les dysorthographies "pures"...
  • Bon, en même temps, Mme Gaignard semble avoir quelques problèmes avec le sens des mots : je rigole (jaune) quand elle reprend Mme Thibault qui indique qu'il existe des hypothèses génétiques pour la dyslexie. Mme Gaignard ajoute alors, visiblement sûre de voir là une justification de sa méthode, que ça n'est pas prouvé. Ben oui, c'est un peu le principe des hypothèses... Bref.
Au final, cette émission était une occasion de plus pour Mme Gaignard de faire la promotion de sa méthode. C'est qu'avec 70 "formateurs homologués", elle peut en prendre en charge, du monde !
A part ça, Mme Gaignard a été reçue au ministère, elle
(Tu la sens, mon aigreur, là ? Je suis courroux et consternation). C'est vrai que pour parler des troubles du langage écrit, il vaut mieux faire appel à une coach en orthographe qu'à un spécialiste, comme, au hasard, euh... Un orthophoniste ? [J'ai entendu dire qu'elle était parente avec notre premier ministre. Info ou intox, je n'ai pas trouvé d'information claire à ce sujet, mais n'empêche que ça expliquerait bien des choses]

Bon, ceci dit, je m'enflamme, mais ce ne sont pas les orthophonistes les plus à plaindre dans cette affaire. Non, nous, nous sommes juste accusée de "coûter cher à la sécu" avec nos méthodes inefficaces et inadaptées (Mais, euh... Ce ne sont pas les mêmes qu'elle utilise ? Ben si, pourquoi ?). C'est surtout l'éducation nationale qui en prend pour son grade, accusée de "fabriquer" des "dysorthographiques purs".
Quand même, elle se dit scandalisée que des orthophonistes lui demandent des informations sur sa méthode; elle y voit le signe de notre incompétence. Moi, j'y vois surtout une volonté de mes confrères-zet-soeurs de se documenter et d'enrichir leurs interventions (après tout, si cette méthode est si formidable, pourquoi vouloir en priver les patients des orthophonistes ? Par pur intérêt mercantile ? Teuh teuh teuh, que c'est vilain de dire ça...).

Bon, ceci dit, tant qu'il y aura des orthophonistes pour faire du soutien scolaire remboursé par la sécu sous prétexte de rééducation orthophonique (oui, il y en a...), on aura du mal à être crédible.
Surtout que parfois, y'a même pas besoin d'autres professionnels que les orthophonistes pour ridiculiser la profession. J'y reviendrai (mais une seule note à ce sujet par semaine, je frise la démotivation...).


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Demandons à Google : à gauche, une image pour "commercial", à droite une autre pour "orthophoniste". Bon, ben ça colle pas des masses...

Je laisse le mot de la fin à une de mes consœurs qui résume parfaitement le fond de ma pensée, et qui en rajoute une louche : 

"J'ai admiré MP Thibault pour son calme impressionnant. Ceci dit, peut-être que je me trompe, je trouve que son propos, qui nous parle évidemment à nous, ortho, est moins accessible aux non-initiés que Gaignard (avec ses raccourcis, ses affirmations, son côté mélo-dramatique... bref ses exagérations). Eh oui, les vérités sont moins vendeuses... Sauf que, et peut-être, aurez-vous ressenti le contraire, bah moi je trouve que les orthos, de par leur honnêteté intellectuelle, savent moins "se vendre" et s'affirmer... Bah ouais, on n'est pas des commerciaux et ça se voit. Et sinon, je trouve qu'il manquait, pour les non initiés, un rappel sur les différents types d'orthographe (phonétique, lexicale, grammaticale). Mais globalement, contente qu'on pense aussi aux orthos pour la question de l'orthographe... " (signé Anne Frouard, oui, encore une Anne, y'en a trouze-mille dans la profession, à croire que c'est un pré-requis à la fonction d'orthophoniste, ce prénom).

Bref, nous, on est trop gentil, en fait. On ne sait pas se défendre (y'a qu'à voir le nombre de publications sur l'autisme par les psychologues, et si peu par les orthophonistes, alors que les Troubles du Spectres Autistiques, on s'en occupe nous aussi, hein, faut pas croire !) et encore moins se vendre.
Pas commerciaux dans l'âme, les orthos !
C'est peut-être ça, le fond du problème ?
Faudrait peut-être qu'on arrête d'être gentil-le-s finalement...
Mon âme de bisounours se révolte !

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Ah ah ! Quand je tape "orthophoniste + commercial", je tombe sur un site de cadeaux estempillés "speech-therapist" : !
On y trouve entre autres choses un tee-shirt comme ça :
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Et une tasse qui porte un message que je ne peux qu'approuver !
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