Par où commencer ?
Il y a des petits riens qui réchauffent le cœur. Pas tout de suite, pas instantanément, mais quand on y repense après coup, on se dit que... Oui, en fait, c'était un chouette petit moment que celui-là.
Mine de rien.
Mine de rien du tout, mais quand même...
C'est vendredi, c'est la fin de semaine, mais c'est encore le matin, où toute une journée nous sépare du week-end. Le week-end, c'est un concept bizarre : une parenthèse offerte chaque semaine, mais inclue dans cette période de temps qui passe, comme ça, et quoiqu'il arrive. Deux jours qui sont si différents des autres, et en même temps pas tant que ça. Je veux dire, d'accord, pour nous qui travaillons, qui avons des enfants qui vont à l'école, qui comptons le temps, qui le découpons en tranches pour mieux l'organiser et le comprendre, le week-end, ça n'est pas rien. Mais il y a des gens pour lesquels le temps ne veut plus rien dire, tous les jours se ressemblent.
Pour Aimée, c'est toujours pareil : elle se réveille, elle appelle l'aide soignante pour aller aux toilettes et s'habiller, elle en profite pour lui demander comment va son mari et comment s'est passée sa nuit, elle va prendre son petit déjeuner, elle revient dans sa chambre, elle se repose un peu, elle attend que l'infirmière lui dise que son mari est réveillé, elle va le voir dans sa chambre à côté, elle s'endort un peu en même temps que lui, elle retourne regarder la télévision dans sa chambre pendant qu'il dort, puis elle va manger dans la salle de restauration, elle se bat avec sa main valide qui tremblotte pour ne pas envoyer valdinguer sa purée sur Yvonne qui mange en face, elle retourne dans sa chambre faire une petite sieste...
Dans cette routine, il y a des petites choses qui égrainent le temps : un coup de fil de sa fille, la coiffeuse un mardi sur deux, le passage de la kiné le mercredi matin, celui de l'orthophoniste le vendredi...
Mais en ce moment toutes les journées sont engluées dans l'angoisse et l'attente.
Le mari d'Aimée se meurt. Ses nuits sont de plus en plus difficiles, ses temps de réveil de plus en plus courts, ses moments de conscience de plus en plus rares... Aimée, le matin, ose de moins en moins demander comment il va. Elle redoute d'aller le voir, méconnaissable, usé, exténué. Alors elle retourne dans sa chambre.
Elle attend.
Assise dans son fauteuil roulant face à la télé éteinte.
C'est vendredi, c'est la fin de la semaine, mais c'est encore le matin. J'arrive à l'EHPAD, je vais dans le bureau des infirmières, je me connecte sur le serveur de l'établissement, un petit tour rapide dans les dossiers informatisés de mes patients. Claudine dort mal depuis 3 jours, Marcel a (encore) essayé de taper son voisin avec sa canne, Alice a participé à l'atelier "mémoire", et Aimée a demandé à voir la psychologue. Trois fois. Elle s'inquiète, elle a peur, elle a mal.
Je soupire, je ferme ma session, j'attrape mon sac et je monte au deuxième étage voir Aimée.
Sa porte est grande ouverte, comme d'habitude, elle est assise dans son fauteuil, comme d'habitude, elle est face à sa télévision, comme d'habitude, les mains croisées sur les genoux, comme d'habitude. Mais la télé n'est pas allumée, la chambre est silencieuse, une large ride creuse le front inquiet d'Aimée et lui donne un air sévère.
Je toque à la porte, et j'entre en la saluant. Je l'appelle par son nom de famille. Je n'arrive pas à l'appeler par son prénom, encore moins à la tutoyer. Ça n'est pas une distance que je mets entre mes patients et moi, mais du respect. Si elle me demande de l'appeler par son prénom, je le ferai. Mais la question ne s'est jamais posée. Elle, elle s'arrange pour ne pas m'appeler, balayant la question du "Séco" ou du "Madame l'ortho", elle me dit "vous", même quand elle bave sur ma main en plein exercice de praxies. Encore plus quand elle me bave sur la main.
Aimée n'a pas le cœur à travailler, je la comprends. Je lui demande comment elle se sent, et si elle tient le coup. Pas la peine de faire comme si tout allait bien : je sais, elle sait que je sais, je sais qu'elle sait que je sais. Elle me dit qu'elle dort bien, et qu'elle s'en veut de dormir bien. Elle me dit qu'elle s'inquiète de tous les papiers à remplir quand son mari sera mort, et qu'elle s'en veut de s'inquiéter pour ça. Elle me dit qu'elle a besoin de penser à autre chose, parce qu'elle ne pense qu'à ça, et que finalement, si je veux bien, est-ce qu'on peut travailler un peu quand même ?
Je sors mes fiches, mes images, mes listes de mots, ma crème de massage, mes guides-langues et toute ma bonne volonté. Je m'installe en face d'elle. C'est parti.
En plein exercice de souffle, alors que je lui montre l'exemple, j'étouffe un bâillement. Aimée le voit, elle me sourit, elle me dit : "Vous aussi vous dormez mal ?" "Même pas, mais ces exercices de détente, ça marche trop bien sur moi !" Et je bâille à qui mieux mieux. C'est contagieux, Aimée se met à bailler aussi. Nous reprenons l'exercice, mais c'est fichu : la machine à bâiller est lancée, et chacune notre tour nous nous décrochons la mâchoire. Et plus j'essaye de me retenir, pire c'est : j'en ai les larmes qui perlent au coin des yeux. Aimée bâille en plein milieu d'un exercice, et éclate de rire. Impossible de s'arrêter, de bâiller comme de rigoler : nous voilà, Aimée et moi, prise dans un tourbillon où les rires et les bâillements s’enchaînent. Je connaissais les fous-rires incontrôlables, je découvre qu'il existe des "fous-bâillements" tout aussi impossible à réprimer. Une aide soignante passe la tête dans la chambre, intriguée par ces drôles de bruits : devant son air surpris et vaguement réprobateur, je pique un fard, et Aimée s'étrangle de rire en me voyant. Là, c'est clair, elle se moque ouvertement de moi, et entre deux éclats de rire, elle peine à retrouver son souffle pour me glisser qu'elle m'imaginait très bien petite fille prise en faute par un maître d'école sérieux. La voilà qui mime son ancien instituteur, le regard sévère, le doigt levé qui scande des remontrances factices, et derrière cette mise en scène, ses yeux qui pétillent et les coins des lèvres qui se relèvent tout seuls !
Elle continue dans sa lancée, énumère des griefs imaginaires et d'un autre temps que le mien, et... Je bâille. Je bâille, je bâille, je bâille et Aimée rit, rit, rit !
Le temps s'est arrêté, un petit moment.
Un moment joyeux et improbable.
Nous nous sommes calmées, un peu essoufflées, n'osant pas nous regarder de peur que le fou-rire reprenne. Et puis j'ai rassemblé mes affaires, je me suis levée, je me suis penchée vers Aimée pour lui serrer la main, comme à chaque fois que je m'en vais : sa main droite entre mes deux mains, un peu plus qu'une poignée de mains, mais pas trop. Aimée a bougé sa main gauche, ça n'arrive pas si souvent. Elle l'a posée sur mes mains. Et elle a levé son visage vers moi, avec un beau sourire, et un regard complice.
Spontanément, je lui ai fait une bise.
Quand je lui ai dit : "à mercredi", elle a hoché la tête.
Et quand j'ai passé la porte, elle a dit : "Oui, à mercredi... Séco".
Ça n'est pas si souvent qu'entendre mon prénom me fait si chaud au cœur.
J'aime mon métier.
J'aime vraiment mon métier.
samedi 6 septembre 2014
mercredi 27 août 2014
[WIP] Attention peinture fraiche ! ...
... et petit clin d’œil à mes zendives* préférées. ;)

Work
In
Progress
Des croquis et des idées en vrac pour un nouveau strip, de la peinture qui sèche, des pinceaux à nettoyer et des feutres Posca à gogo, la découverte du zentangle, des petits bouts de papier partout parce que l'origami fait de beaux bijoux (y'a même un tuto en cours), du skill de copiteuse en sculpture sur bâton, et un projet tricot qui avance douuuuuucement, de fil en aiguilles...
Donc, hein, le prochain qui balance que je suis une feignasse, y se mange un glyphe enflammé (+ renvoi de sort).*
* Ouep, et je rejoue à Dofus aussi. Ce qui nuit grandement à ma productivité. Mais boudiou que je m'amuse !
"Si j'avais un dopeul, j'invoquerais le jour, j'invoquerais la nuit, je s'rais la plus heureuuuuuuse ! J'abandonnerais mes glyyyyphes, j’arrêt'rais de faire la cruuuuuche ! Et ce sera cool pour mes frères, mes soeurs, les endives du KeK, wohooooo, ce serait le bonheu-eur !"
mardi 15 juillet 2014
"Biololo, la batavia des Bruants !"
@Mantoune copyright
"Biololo la Batavia des Bruants", c'est sous cette appellation digne des meilleures agences de pub que nous accueillions la salade venue tout droit du jardin ouvrier de ma môman.
Jardin, bio, potager, production maison : j'avais déjà le gêne des pouces verts encré quelque part dans mon moi intérieur (gêne récessif, mais quand même), restait à l'exploiter...
C'est chose faite avec le programme ChangerDeVi(ll)e 2.0 : "la terre est bonne !" nous avait-on dit.
Vu la taille des chardons quand nous avons débarqué, nous voulions bien le croire...
Une location de débroussailleuse, un passage de motoculteur, des semis et 10 mois plus tard, je vous le confirme : la terre est bonne !
Jardin, bio, potager, production maison : j'avais déjà le gêne des pouces verts encré quelque part dans mon moi intérieur (gêne récessif, mais quand même), restait à l'exploiter...
C'est chose faite avec le programme ChangerDeVi(ll)e 2.0 : "la terre est bonne !" nous avait-on dit.
Vu la taille des chardons quand nous avons débarqué, nous voulions bien le croire...
Une location de débroussailleuse, un passage de motoculteur, des semis et 10 mois plus tard, je vous le confirme : la terre est bonne !
Oui messieurs-dames.
Une courgette, énorme, poussée pendant notre long week-end : je craignais qu'elle ne soit pleine de pépins et de vide, mais rien du tout ! Elle est juste... Énorme.
Et le velouté, que je déguste au moment même où je tape ces quelques lignes (oui, toujours maman solo, du coup je peux me vautrer devant le PC quand je veux, même pour manger !), est délicieux. Objectivement, bien sûr.
Je suis joie, allégresse et fierté. Ouep.
![]() |
| Toutafé ! Et puis en plus, les désherbants, c'est pas bon pour la planète ! |
![]() |
| Ceci est une liste des mauvaise herbes éliminées par un désherbant-pas-bon-pour-l'environnement. Non mais franchement, qui a décrété que ça n'était pas joli ?! |
Voilà.
Demain, si vous le voulez bien, nous discuterons couleur du ciel et incidences sur l'environnement, avec des calculs compliqués de prédiction du nombre de lapins dans la journée en lien avec la température extérieure et le taux d'ensoleillement.
(Et si je peux envoyer ça à l'URSSAF et à la CARPIMKO pour justifier de l'état de mon compte en banque, c'est bonus !)
Demain, si vous le voulez bien, nous discuterons couleur du ciel et incidences sur l'environnement, avec des calculs compliqués de prédiction du nombre de lapins dans la journée en lien avec la température extérieure et le taux d'ensoleillement.
(Et si je peux envoyer ça à l'URSSAF et à la CARPIMKO pour justifier de l'état de mon compte en banque, c'est bonus !)
samedi 12 juillet 2014
J'expérimente les monstroplantes version hardcore.
Pacsman nous a abandonné 2 semaines.
Nous sommes dimanche et nous venons de le laisser, là, pour les 15 jours à venir, dans le camping de Bernadette où il vasquatter la piscine apprendre à tirer des bières au bar donner un coup de main. Dur.
Jusqu'au week-end prochain, je suis seule à la maison avec les monstroplantes. Je bosse, ils vont au centre, j'expérimente le quotidien des mamans solos. Ceci est le journal de mon calvaire. Sauvez-moi !
Dimanche soir - Ça commence fort... Nous venons d'arriver à la maison. Les p'tits machins ont dormi tout le long de la route, là il est 20h30 et ils ont une patate d'enfer. Première constatation : ils manipulent très bien leur monde. Sinon, comment expliquer que je me retrouve à discuter sur l'heure de l'extinction des feux dans MA chambre où ils se sont installés sans avoir une seule fois réalisé qu'ils étaient en train d'y organiser leur quartier général ? Bon. J'ai réussi à sauvegarder mon oreiller. C'est déjà ça.
Lundi - Nuit pourrie. A 22h30 hier soir j'ai surpris Bibou dans le couloir en train de déménager son matelas dans ma chambre, parce que "Cahouète elle prend toute la place dans le lit, alors moi je dors quand même avec vous, mais sur mon matelas par terre à côté". Cette information n'attend aucun accord de ma part, c'est une affirmation, hop, circulez Maman siouplait, on installe un lit, là... Okay. Et je confirme, Cahouète prend toute la place dans le lit.
Je me suis réveillée à 5h avec ses pieds (ses PIEDS !) sur ma tête. Quand je les ai poussés, elle s'est retournée dans son sommeil, et m'a attrapé le cou (ça ressemblait un peu à une clé au bras maintenant que j'y repense...) et j'ai fait office de doudou pour les 2 heures et demi qui restaient avant que le réveil ne sonne.
Ce réveil a fait l'effet du coup de feu de départ de course : go ! Go ! Go ! Petit-déjeuner, on s'habille, va te brosser les dents, non tu ne peux pas mettre ta robe de princesse pour aller au centre, où est ton sac à dos ? On part dans 5 minutes ! Non, tu enlèves cette robe Cahouète ! Et la table de la cuisine elle se débarrasse toute seule ? Bon, et ce sac à dos ? Cahouète, pour la robe j'ai dit non !!!
J'ai retrouvé le sac à dos de Bibou. Au fond du placard. Ouvert. Tout son contenu s'est répandu au sol quand je l'en ai sorti. Son contenu ? Un reste de chips du dernier pique-nique, et les bestioles qui avaient proliféré dans les moisissures... Sym-pa.
Cri primal, aspirateur, recherche d'un nouveau sac. C'est officiel, on est en retard.
18h00, je sors du boulot et je fonce au centre. J'ai fait quelques courses rapides sur mon temps de pause du midi. Ce soir on mange des pâtes au fromage. C'est bon, ça, les pâtes au fromage. Et puis ça va vite à faire, et les enfants aiment bien. S'il le faut, je me soumets à un régime coquillettes/jambon/fromage râpé pour toute la semaine. Avec des Danettes. Nafout'.
22h00. Ils. Ne. Dorment. Toujours. Pas.
Mardi - J'ai mis le réveil à sonner une demi-heure plus tôt, histoire de me préparer avant de les réveiller, pour ne plus avoir qu'à m'occuper d'eux jusqu'à l'heure du départ. Ça devrait passer. J'y gagnerai en temps, en organisation et en cernes. Je peux tenir. Pas plus de 5 jours, mais je peux le faire...
Une copine m'a proposé d'aller boire un verre à la fin de la journée de travail. J'peux pas, je dois aller chercher les enfants au centre.
Les collègues proposent un repas commun la semaine prochaine. J'peux pas, j'ai personne pour garder les enfants (et puis comment pourrais-je raccompagner une baby-sitter chez elle à mon retour ? En laissant les monstroplantes tout seuls ? J'peux pas !).
Y'a un training hip-hop, cool ! ... Ah ben non. J'peux pas, y'a les loulous.
Mais COMMENT FONT LES PARENTS SOLO POUR AVOIR UNE VIE SOCIALE ?!?!
Tout à l'heure, au centre, une mono m'a dit que "il faudrait que Cahouète vienne avec un tee-shirt blanc à peindre demain ou après-demain !". Euh... Ben ça va pas être facile... "Oh mais y'a des magasins où vous pouvez en trouver à 2 ou 3€, hein !" Je doute que pour ce prix-là, on me les livre au bureau. J'explique à la demoiselle que ma moue n'est pas due au prix du tee-shirt, mais à l'absence de faille spatio-temporelle me permettant d'aller en chercher un. Parce que bon, le matin, je les amène pour 8h30, et je reviens les chercher en sortant du boulot et en galopant pour ne pas arriver après la fermeture du centre. "Ah parce que vous travaillez ? [Ben oui, sinon je ne les inscrirais pas au centre !] Et vous ne pouvez pas quitter plus tôt ? [Ben non, sinon je viendrais les chercher plus tôt !] Et y'a pas un magasin près de votre travail ? [Ben déjà, non, et quand bien même, je peux pas quitter le bureau pour aller faire mes p'tites emplettes...]" Cette mono est formidable. Je l'aime beaucoup.
Ce soir, Bibou tente un "Ben avec papa, quand t'es pas là, on a le droit de regarder 3 C'est pas sorcier en mangeant !" Dis donc, Bibou, tu me prendrais pas pour une truffe, des fois ? "Rho mais maman, je t'ai fait une blague !" Ah ah ah...
Mercredi - J'ai lancé une lessive à 7h20, vidé le lave-vaisselle à 8h10, accroché du linge à 22h40, passé l'aspirateur en 3 fois seulement à 8h15, 19h20 et 21h45.
J'ai lu un Claude Ponti, 5 blagues d'Astrapi (que je n'ai pas comprises), le programme du centre (2 fois) (pour être sûre), l'étiquette entière du flacon de shampooing pendant qu'ils prenaient leur douche, la liste des traitements homéopathiques pour ne pas me planter de tube (Cahouète a été piquée par une bébête), et une page 3/4 de mon livre avant de m'endormir dessus.
Ma vie est passionnante.
Ah, et on a mangé des pâtes au fromage avec du jambon. Les Danettes étaient ce soir au chocolat blanc. Youhou ! Surprise de malaaaaaaade !!!
Jeudi - L'organisation du matin commence à tourner les doigts dans le nez. Si, si. Nous ne sommes partis qu'avec 7 minutes de retard ce matin. Not bad.
Et les 7 minutes ont leur excuse : le sac à dos de Bibou (celui qui servait quelques jours avant de colonie à des bestioles qui en étaient à la découverte de la roue) a rendu l'âme. Un sac à dos qui n'a qu'une bretelle, c'est pas cool, même si Bibou a décidé de faire "comme les grands" et de ne porter son sac que sur une épaule.
C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup.
Ça veut dire, déjà, qu'il va falloir en racheter un. Donc trouver le temps d'aller faire des courses, facile Émile. Et vite. Bon... *soupir*
Hier soir j'ai retourné les placards des enfants à la recherche d'un tee-shirt blanc, ou beige, ou gris, ou au moins clair, uni, à la taille de Cahouète ou plus grand, bref, quelque chose pour qu'elle puisse faire la peinture sur tee-shirt au centre. J'ai fini par dégoter un tee-shirt bleu clair taille 10 ans qui lui vient de sa cousine, bon, ça ira...
Tout à l'heure, Cahouète ma montré, très fière, le résultat de l'atelier peinture : une tong en carton. Trèèèèès jolie. "Finalement on a pas fait sur les tee-shirts, alors ça servait à rien que tu en mettes un dans mon sac, maman". Je suis ravie.
Ce soir, surprise : en revenant du centre, nous ne rentrons pas à la maison. Non, non. Nous allons à Décathlon, à fond la forme, pour acheter de nouveaux sacs à dos. C'est les soldes, ça tombe bien. Et si vous êtes sympas, que vous ne faites pas de caprice, que vous ne vous disputez pas, bref, si vous êtes des enfants cools et tout que je SAIS que vous pouvez le faire (je crois en vous, les loulous), alors on ira... Au MacDo.
Punaise, j'achète mes gosses, c'est moche.
Soudoyés au sucre et au gras, les monstroplantes.
J'ai honte. Un peu. Mais ça a marché : j'ai pu faire les courses tranquille en gérant les "Maman, j'peux avoir çaaaaaa ?! *regard de chat de Schrek*" et les "Mais euuuuuh y fait rien qu'à m'embêteeeeeeer !" d'un simple "Tu veux aller au MacDo après ou pas ?" Radical.
Donc évidemment, ils ont au le droit au MacDo. On a pris le repas dans la salle où il y a l'aire de jeu pour les enfants qui sent pas bon les pieds (c'est la salle qui pue les pieds, mais c'est lié aux enfants qui doivent y enlever leurs chaussures, donc c'est un peu leurs pieds à eux qui puent aussi, m'voyez). Hamburger insipide + frites molles + odeur de sandales au soleil : bon appétit !
Mais ils sont contents, ils galopent partout, Cahouète a TOUT mangé (je suis déception et soulagement mêlés), je viens de gagner 10 points (Maman : dix points, Mother : ten points !) et en rentrant ils ont accompli le combo pyjama-les dents-histoire-dodo sans broncher, ou presque mais si peu que j'ai décidé que ça ne comptait pas.
Joie !
Vendredi - Plus qu'une nuit, UNE, et on part retrouver papa au camping ! HIIIIIII !!! Je pense que je suis plus impatiente qu'une ado pré-pubère faisant la queue pour le concert de One-Direction.
Mais mais mais. Il y a encore une journée à passer, et ça s'annonce mal : Bibou a les yeux rouges et gonflés, le nez complètement bouché et l'air d'un lapin albinos pris dans les phares d'un convoi de Néerlandais partis en vacances dans le sud de la France. Oh, j'ai un flash tout à coup : là, tout de suite, maintenant, je comprends tous ces gens qui me disent : "oh la la, mais qu'est-ce qu'il ressemble à son père, c'est fou !!!". Je confirme. A son père en période où le pollen se balade tranquillou par gros nuage direct dans les narines, même. Su-per !
Bon, pas le choix de toute façon, faut les amener au centre. On nettoie les yeux, on lave le nez, on prend son courage à deux mains et on y va !
Ce matin, excepté l'état de Bibou, je pense qu'on peut dire qu'on a trouvé notre organisation optimale : à l'heure dite ils sont nourris, habillés, lavés, baskets aux pieds, tout prêts ! Halleluyah !
Allez zou...
Au bureau, je peste contre les lapins, screugneugneu, j'aurais pu terminer à 15h30 au lieu de 18h00 si ces *µ$£¤* m'avaient prévenus de leur absence... Bon, j'ai réussi à avoir un rendez-vous chez le médecin à 19h : je pars plus tôt, je passe prendre les enfants au centre, et on aura le temps de prendre une douche avant d'y aller.
C'est reparti pour la course : magnifique action de Séco qui jette son sac dans la voiture en même temps qu'elle met le contact, oh la la, on a eu chaud avec le feu qui passe à l'orange, mais elle arrive à 17h36m14s devant les grilles du centre ! Record battu !!!
C'est pas fini, récupération des loulous en moins de 6 minutes, oh la la la la c'est magnifique, les voilà tous les trois sur le parking et... OH NON !!! Un camion de livraison s'est stationné juste derrière la voiture ! Ils sont en train de décharger, pas moyen de les faire bouger, il va falloir manœuvrer sévère pour sortir de là !!! Ah mais regardez, Bibou et Cahouète accompagnent le "bip bip" de recul de la voiture, tandis que Séco monte légèrement sur le trottoir et ça PASSE ! OUIIII !
Les voilà repartis, décidément c'est un enchainement magistral auquel nous assistons là, il est un peu moins de 18h et ils sont déjà tous les 3 à la maison ! Attendez, attendez... Je crois que... Oui, c'est cela, Séco lance une opération douche. C'est peut-être un poil optimiste, mais ça peut passer, elle est bien sur sa lancée là. Mais je vois que Cahouète entame une grande scène du III, je n'arrive pas à en cerner l'origine... Je demande un arbitrage vidéo, ça n'est pas très net... Aaaaah oui en effet, erreur tactique dans l'entrée : Séco a posé le sac à dos de Cahouète par terre et pas sur la chaise, oh la la la la, ça va être dur de négocier ! Qu'est-ce qu'elle va choisir ? J'ai l'impression qu'elle va tenter une invocation de concours de cris, mais face à une adversaire comme Cahouète c'est sans doute pas le meilleur choix ! Ah non, elle préfère le câlin/bisou... Et ça fonctionne ! Parcours sans faute pour le moment, et Bibou sort de la douche, il a rangé sa serviette et mis vêtements au linge sale, c'est... Les mots me manquent, c'est trop beau !!! Il est 18h20 et les enfants sont lavés, et j'ai l'impression que Séco ne compte pas en rester là : le départ pour la consultation est dans une petite demi-heure et elle compte bien mettre à profit son avance, je la vois sortir des feutres Posca et des verres... Va-t-elle oser... ?! OUI, elle tente le tout pour le tout : un atelier activité manuelle en flash ! Décidément ce soir c'est un festival !!!
Bon. Cahouète n'a été que modérément insupportable chez le médecin, et on repart avec un traitement d'essai pour le Bibou... Croisons les doigts, brûlons un cierge.
Ce soir, les enfants ont choisi : au menu ce sera... Des Farfalles ! Youhouuuuu !
A 21h15, ils sont au lit, ils dorment, la maison est à peu prêt en ordre, les valises pour demain quasi-prête. Un grand sentiment de satisfaction m'envahit. Et une grande envie d'aller me coucher aussi... zzZZZzzZZzzz...
Samedi - Voilà, c'est fait, les enfants sont dans la voiture, les valises dans le coffre, les doudous dans le sac et le sourire aux lèvres !
Dans moins de 3h, nous retrouverons pacsman.
Dans moins de 3h, les monstroplantes, ces ingrats, lui sauteront au coup comme s'ils ne l'avaient plus vu depuis des mois, séquestrés qu'ils étaient par vilaine-maman-Séco.
Dans moins de 3h, "la maman que vous demandez n'est plus en service actuellement".
...
Et lundi, c'est repartiiiiiiiiiiii !!!
Nous sommes dimanche et nous venons de le laisser, là, pour les 15 jours à venir, dans le camping de Bernadette où il va
Jusqu'au week-end prochain, je suis seule à la maison avec les monstroplantes. Je bosse, ils vont au centre, j'expérimente le quotidien des mamans solos. Ceci est le journal de mon calvaire. Sauvez-moi !
Dimanche soir - Ça commence fort... Nous venons d'arriver à la maison. Les p'tits machins ont dormi tout le long de la route, là il est 20h30 et ils ont une patate d'enfer. Première constatation : ils manipulent très bien leur monde. Sinon, comment expliquer que je me retrouve à discuter sur l'heure de l'extinction des feux dans MA chambre où ils se sont installés sans avoir une seule fois réalisé qu'ils étaient en train d'y organiser leur quartier général ? Bon. J'ai réussi à sauvegarder mon oreiller. C'est déjà ça.
Lundi - Nuit pourrie. A 22h30 hier soir j'ai surpris Bibou dans le couloir en train de déménager son matelas dans ma chambre, parce que "Cahouète elle prend toute la place dans le lit, alors moi je dors quand même avec vous, mais sur mon matelas par terre à côté". Cette information n'attend aucun accord de ma part, c'est une affirmation, hop, circulez Maman siouplait, on installe un lit, là... Okay. Et je confirme, Cahouète prend toute la place dans le lit.
Je me suis réveillée à 5h avec ses pieds (ses PIEDS !) sur ma tête. Quand je les ai poussés, elle s'est retournée dans son sommeil, et m'a attrapé le cou (ça ressemblait un peu à une clé au bras maintenant que j'y repense...) et j'ai fait office de doudou pour les 2 heures et demi qui restaient avant que le réveil ne sonne.
Ce réveil a fait l'effet du coup de feu de départ de course : go ! Go ! Go ! Petit-déjeuner, on s'habille, va te brosser les dents, non tu ne peux pas mettre ta robe de princesse pour aller au centre, où est ton sac à dos ? On part dans 5 minutes ! Non, tu enlèves cette robe Cahouète ! Et la table de la cuisine elle se débarrasse toute seule ? Bon, et ce sac à dos ? Cahouète, pour la robe j'ai dit non !!!
J'ai retrouvé le sac à dos de Bibou. Au fond du placard. Ouvert. Tout son contenu s'est répandu au sol quand je l'en ai sorti. Son contenu ? Un reste de chips du dernier pique-nique, et les bestioles qui avaient proliféré dans les moisissures... Sym-pa.
Cri primal, aspirateur, recherche d'un nouveau sac. C'est officiel, on est en retard.
18h00, je sors du boulot et je fonce au centre. J'ai fait quelques courses rapides sur mon temps de pause du midi. Ce soir on mange des pâtes au fromage. C'est bon, ça, les pâtes au fromage. Et puis ça va vite à faire, et les enfants aiment bien. S'il le faut, je me soumets à un régime coquillettes/jambon/fromage râpé pour toute la semaine. Avec des Danettes. Nafout'.
22h00. Ils. Ne. Dorment. Toujours. Pas.
![]() |
| Et un Xanax planqué dans les coquillettes pour qu'ils dorment, non ? |
Mardi - J'ai mis le réveil à sonner une demi-heure plus tôt, histoire de me préparer avant de les réveiller, pour ne plus avoir qu'à m'occuper d'eux jusqu'à l'heure du départ. Ça devrait passer. J'y gagnerai en temps, en organisation et en cernes. Je peux tenir. Pas plus de 5 jours, mais je peux le faire...
Une copine m'a proposé d'aller boire un verre à la fin de la journée de travail. J'peux pas, je dois aller chercher les enfants au centre.
Les collègues proposent un repas commun la semaine prochaine. J'peux pas, j'ai personne pour garder les enfants (et puis comment pourrais-je raccompagner une baby-sitter chez elle à mon retour ? En laissant les monstroplantes tout seuls ? J'peux pas !).
Y'a un training hip-hop, cool ! ... Ah ben non. J'peux pas, y'a les loulous.
Mais COMMENT FONT LES PARENTS SOLO POUR AVOIR UNE VIE SOCIALE ?!?!
Tout à l'heure, au centre, une mono m'a dit que "il faudrait que Cahouète vienne avec un tee-shirt blanc à peindre demain ou après-demain !". Euh... Ben ça va pas être facile... "Oh mais y'a des magasins où vous pouvez en trouver à 2 ou 3€, hein !" Je doute que pour ce prix-là, on me les livre au bureau. J'explique à la demoiselle que ma moue n'est pas due au prix du tee-shirt, mais à l'absence de faille spatio-temporelle me permettant d'aller en chercher un. Parce que bon, le matin, je les amène pour 8h30, et je reviens les chercher en sortant du boulot et en galopant pour ne pas arriver après la fermeture du centre. "Ah parce que vous travaillez ? [Ben oui, sinon je ne les inscrirais pas au centre !] Et vous ne pouvez pas quitter plus tôt ? [Ben non, sinon je viendrais les chercher plus tôt !] Et y'a pas un magasin près de votre travail ? [Ben déjà, non, et quand bien même, je peux pas quitter le bureau pour aller faire mes p'tites emplettes...]" Cette mono est formidable. Je l'aime beaucoup.
Ce soir, Bibou tente un "Ben avec papa, quand t'es pas là, on a le droit de regarder 3 C'est pas sorcier en mangeant !" Dis donc, Bibou, tu me prendrais pas pour une truffe, des fois ? "Rho mais maman, je t'ai fait une blague !" Ah ah ah...
![]() |
| Marche aussi avec un coussin, mais pas avec la bouilloire électrique, sache-le. |
Mercredi - J'ai lancé une lessive à 7h20, vidé le lave-vaisselle à 8h10, accroché du linge à 22h40, passé l'aspirateur en 3 fois seulement à 8h15, 19h20 et 21h45.
J'ai lu un Claude Ponti, 5 blagues d'Astrapi (que je n'ai pas comprises), le programme du centre (2 fois) (pour être sûre), l'étiquette entière du flacon de shampooing pendant qu'ils prenaient leur douche, la liste des traitements homéopathiques pour ne pas me planter de tube (Cahouète a été piquée par une bébête), et une page 3/4 de mon livre avant de m'endormir dessus.
Ma vie est passionnante.
Ah, et on a mangé des pâtes au fromage avec du jambon. Les Danettes étaient ce soir au chocolat blanc. Youhou ! Surprise de malaaaaaaade !!!
![]() |
| Coquillettes, Pennes, Farfalle, Spaghettis, Fusillis... Je sens que mon vocabulaire va s'accroitre cette semaine ! |
Jeudi - L'organisation du matin commence à tourner les doigts dans le nez. Si, si. Nous ne sommes partis qu'avec 7 minutes de retard ce matin. Not bad.
Et les 7 minutes ont leur excuse : le sac à dos de Bibou (celui qui servait quelques jours avant de colonie à des bestioles qui en étaient à la découverte de la roue) a rendu l'âme. Un sac à dos qui n'a qu'une bretelle, c'est pas cool, même si Bibou a décidé de faire "comme les grands" et de ne porter son sac que sur une épaule.
C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup.
Ça veut dire, déjà, qu'il va falloir en racheter un. Donc trouver le temps d'aller faire des courses, facile Émile. Et vite. Bon... *soupir*
Hier soir j'ai retourné les placards des enfants à la recherche d'un tee-shirt blanc, ou beige, ou gris, ou au moins clair, uni, à la taille de Cahouète ou plus grand, bref, quelque chose pour qu'elle puisse faire la peinture sur tee-shirt au centre. J'ai fini par dégoter un tee-shirt bleu clair taille 10 ans qui lui vient de sa cousine, bon, ça ira...
Tout à l'heure, Cahouète ma montré, très fière, le résultat de l'atelier peinture : une tong en carton. Trèèèèès jolie. "Finalement on a pas fait sur les tee-shirts, alors ça servait à rien que tu en mettes un dans mon sac, maman". Je suis ravie.
Ce soir, surprise : en revenant du centre, nous ne rentrons pas à la maison. Non, non. Nous allons à Décathlon, à fond la forme, pour acheter de nouveaux sacs à dos. C'est les soldes, ça tombe bien. Et si vous êtes sympas, que vous ne faites pas de caprice, que vous ne vous disputez pas, bref, si vous êtes des enfants cools et tout que je SAIS que vous pouvez le faire (je crois en vous, les loulous), alors on ira... Au MacDo.
Punaise, j'achète mes gosses, c'est moche.
Soudoyés au sucre et au gras, les monstroplantes.
J'ai honte. Un peu. Mais ça a marché : j'ai pu faire les courses tranquille en gérant les "Maman, j'peux avoir çaaaaaa ?! *regard de chat de Schrek*" et les "Mais euuuuuh y fait rien qu'à m'embêteeeeeeer !" d'un simple "Tu veux aller au MacDo après ou pas ?" Radical.
Donc évidemment, ils ont au le droit au MacDo. On a pris le repas dans la salle où il y a l'aire de jeu pour les enfants qui sent pas bon les pieds (c'est la salle qui pue les pieds, mais c'est lié aux enfants qui doivent y enlever leurs chaussures, donc c'est un peu leurs pieds à eux qui puent aussi, m'voyez). Hamburger insipide + frites molles + odeur de sandales au soleil : bon appétit !
Mais ils sont contents, ils galopent partout, Cahouète a TOUT mangé (je suis déception et soulagement mêlés), je viens de gagner 10 points (Maman : dix points, Mother : ten points !) et en rentrant ils ont accompli le combo pyjama-les dents-histoire-dodo sans broncher, ou presque mais si peu que j'ai décidé que ça ne comptait pas.
Joie !
![]() |
| OK, ils sont gros. Mais du coup, ils courent moins vite. C'est pas mal non plus. C-C-C-C-COMBO avec le "maman elle est trop géniale, avec elle on mange au MacDo !" |
Vendredi - Plus qu'une nuit, UNE, et on part retrouver papa au camping ! HIIIIIII !!! Je pense que je suis plus impatiente qu'une ado pré-pubère faisant la queue pour le concert de One-Direction.
Mais mais mais. Il y a encore une journée à passer, et ça s'annonce mal : Bibou a les yeux rouges et gonflés, le nez complètement bouché et l'air d'un lapin albinos pris dans les phares d'un convoi de Néerlandais partis en vacances dans le sud de la France. Oh, j'ai un flash tout à coup : là, tout de suite, maintenant, je comprends tous ces gens qui me disent : "oh la la, mais qu'est-ce qu'il ressemble à son père, c'est fou !!!". Je confirme. A son père en période où le pollen se balade tranquillou par gros nuage direct dans les narines, même. Su-per !
Bon, pas le choix de toute façon, faut les amener au centre. On nettoie les yeux, on lave le nez, on prend son courage à deux mains et on y va !
![]() |
| Si toi aussi tu trouves cette photo très jolie, et que la regarder ne te procure aucune sensation d'inconfort, alors je te le dis : tu n'es pas allergique. |
Allez zou...
Au bureau, je peste contre les lapins, screugneugneu, j'aurais pu terminer à 15h30 au lieu de 18h00 si ces *µ$£¤* m'avaient prévenus de leur absence... Bon, j'ai réussi à avoir un rendez-vous chez le médecin à 19h : je pars plus tôt, je passe prendre les enfants au centre, et on aura le temps de prendre une douche avant d'y aller.
C'est reparti pour la course : magnifique action de Séco qui jette son sac dans la voiture en même temps qu'elle met le contact, oh la la, on a eu chaud avec le feu qui passe à l'orange, mais elle arrive à 17h36m14s devant les grilles du centre ! Record battu !!!
C'est pas fini, récupération des loulous en moins de 6 minutes, oh la la la la c'est magnifique, les voilà tous les trois sur le parking et... OH NON !!! Un camion de livraison s'est stationné juste derrière la voiture ! Ils sont en train de décharger, pas moyen de les faire bouger, il va falloir manœuvrer sévère pour sortir de là !!! Ah mais regardez, Bibou et Cahouète accompagnent le "bip bip" de recul de la voiture, tandis que Séco monte légèrement sur le trottoir et ça PASSE ! OUIIII !
Les voilà repartis, décidément c'est un enchainement magistral auquel nous assistons là, il est un peu moins de 18h et ils sont déjà tous les 3 à la maison ! Attendez, attendez... Je crois que... Oui, c'est cela, Séco lance une opération douche. C'est peut-être un poil optimiste, mais ça peut passer, elle est bien sur sa lancée là. Mais je vois que Cahouète entame une grande scène du III, je n'arrive pas à en cerner l'origine... Je demande un arbitrage vidéo, ça n'est pas très net... Aaaaah oui en effet, erreur tactique dans l'entrée : Séco a posé le sac à dos de Cahouète par terre et pas sur la chaise, oh la la la la, ça va être dur de négocier ! Qu'est-ce qu'elle va choisir ? J'ai l'impression qu'elle va tenter une invocation de concours de cris, mais face à une adversaire comme Cahouète c'est sans doute pas le meilleur choix ! Ah non, elle préfère le câlin/bisou... Et ça fonctionne ! Parcours sans faute pour le moment, et Bibou sort de la douche, il a rangé sa serviette et mis vêtements au linge sale, c'est... Les mots me manquent, c'est trop beau !!! Il est 18h20 et les enfants sont lavés, et j'ai l'impression que Séco ne compte pas en rester là : le départ pour la consultation est dans une petite demi-heure et elle compte bien mettre à profit son avance, je la vois sortir des feutres Posca et des verres... Va-t-elle oser... ?! OUI, elle tente le tout pour le tout : un atelier activité manuelle en flash ! Décidément ce soir c'est un festival !!!
![]() |
| Hm, Séco en bleu et blanc et les monstroplantes en bordeaux ? :p |
Ce soir, les enfants ont choisi : au menu ce sera... Des Farfalles ! Youhouuuuu !
A 21h15, ils sont au lit, ils dorment, la maison est à peu prêt en ordre, les valises pour demain quasi-prête. Un grand sentiment de satisfaction m'envahit. Et une grande envie d'aller me coucher aussi... zzZZZzzZZzzz...
Samedi - Voilà, c'est fait, les enfants sont dans la voiture, les valises dans le coffre, les doudous dans le sac et le sourire aux lèvres !
Dans moins de 3h, nous retrouverons pacsman.
Dans moins de 3h, les monstroplantes, ces ingrats, lui sauteront au coup comme s'ils ne l'avaient plus vu depuis des mois, séquestrés qu'ils étaient par vilaine-maman-Séco.
Dans moins de 3h, "la maman que vous demandez n'est plus en service actuellement".
...
Et lundi, c'est repartiiiiiiiiiiii !!!
jeudi 10 juillet 2014
Cahouète, belle et rebelle...
... ce qui est toujours mieux que moche et re-moche.
*jingle info*
Cher Zami(e)s, en ce moment je ne poste pas grand chose, mais ne va pas t'imaginer que je ne fais rien de mes 10 doigts (qui s'agitent), de mes 10 orteils (qui galopent) ou de mon cerveau (qui a décidé à 3 voix contre 2 que nous ne sommes pas schizophrène). C'est juste que là, comme d'hab', je joue au couteau suisse. Mais je t'explique ça très bientôt.
*jingle info*
*jingle info*
Cher Zami(e)s, en ce moment je ne poste pas grand chose, mais ne va pas t'imaginer que je ne fais rien de mes 10 doigts (qui s'agitent), de mes 10 orteils (qui galopent) ou de mon cerveau (qui a décidé à 3 voix contre 2 que nous ne sommes pas schizophrène). C'est juste que là, comme d'hab', je joue au couteau suisse. Mais je t'explique ça très bientôt.
*jingle info*
Inscription à :
Articles (Atom)












