mardi 30 juin 2015

Tricotin mon amour : des bracelets pour les Zovédéhaimes ! #TricotinPowa #Flashback-part-Two #DaWanda-M'a-Tuer

Quand je me suis décidée à faire un joli prénom en tricotin, j'ai évidemment farfouillé sur le grand-méchant-internet pour trouver un tuto. Non seulement j'en ai trouvé plein, mais en plus je suis tombée sur des trucs carrément cools qui m'ont donné des tas d'envie et de quoi rallonger ma to-do-list de 5 pages. 

Par exemple, ça :

Voilà. Tu viens de cliquer, et, si tu es une fille bien, ton premier réflexe a été de hurler "NEEEEEEED !!!" (si tu es un garçon bien, ton premier réflexe a été de cacher ça pour que ton namoureuse ne hurle pas "NEEEEEED !!!", puis, comme tu es un garçon vraiment bien, le second a été de te demander : comment, mais comment m'en procurer un pour namoureuse ?).

Donc voilà, moi, j'ai hurlé.
Deux fois.
La première, parce que : JE. LE. VEUX !
La seconde, parce que : MAIS C'EST HORRIBLEMENT CHER !!!
Alors OK, tout ça, machin, "mais et le travail de l'artiste alors ?" etc, soit. Mais quand même, quoi... 24€ pour un morceau de tricotin, un bouton et deux points de couture, faut pas pousser mémé dans les orties non plus !
Il aurait été moins cher que je n'aurais pas hésité. Mais là, non. Du coup, o-bli-gé, j'ai du m'en faire un !
Histoire de cerner un peu le principe du schmilblick, j'ai fait un premier essai avec un morceau de boudin tricotiné qui traînait et un bouton en tissu qui ne servait à rien :

OK, c'est pas mal !
(Modèle aussitôt adopté par Cahouète... Tiens donc !)

Quand même, je me dis que ça rendrait mieux avec un bouton plus gros, du coton plutôt que de la laine et des couleurs mieux assorties : un bracelet uni et un bouton flashy, c'est plus mieux ! 
J'ai donc sorti mes fils coton, mes restes de beaux tissu (pour faire les boutons) et pour les couleurs, j'ai demandé aux deux premières hystériques copines de Zovédéhaime à avoir crié "NEEEEED !" ce qu'elles voulaient, et voilà : 


Celui de Marie, qui aime le vert (ça arrive à des gens bien...) :
coton blanc et tissu africain.
(avec un bouton de rechange : le premier réalisé, trop petit, mais joli quand même !)

Et celui de Gaëlle, qui aime le violet, le gris et le rose (une fille bien, donc...) :
coton perle et tissu à fleur (c'est un morceau de pétale, si, si !).

Et les deux réunis avant envoi auprès des deux Merveilleuses Zovédéhaimes,
parce qu'elles le valent bien ! 

Si tu regardes la photo en haut à gauche de celui de Gaëlle, tu comprends assez rapidement comment fonctionne le truc (et même sans ça, parce que bon, t'es une fille/un garçon bien, et t'es pas bête, que diable !). Et par la même occasion tu comprends pourquoi 24€, quand même, hein, bon !
Depuis j'en ai fait d'autres, mais je n'ai pas pensé à les prendre en photo... Too bad !
...
Bon, ben, y'a plus qu'à y retourner ! ;)

Tricotin mon namour ! Prénom pour baby-love... #TricotinPowa #Flashback-part-One #YaDuCrochetAussiUnPeu

Zami, Zamie, l'heure est grave !
Tu vas finir par croire que je ne fais rien de mes 10 doigts et que mon cerveau est parti en vacances, puisque je ne poste plus rien depuis pfiouuuuuu... Longtemps.
Alors que que nenni du tout.
C'est même tout l'inverse : je m'agite tellement dans tous les sens -oui, encore plus que d'habitude- que je ne prends même pas le temps de martyriser mon clavier pour te dire ce qu'il en est (formulation plus connue sous la forme "J'te dis quoi !" "Quoi ?" "Quoi, quoi ?" "Mais non mais c'est toi qui dis quoi !" "Quoi ?" "Ben tu m'dis quoi !" "Oui, j'te dis quoi !" "Quoi ?"... Mbref).
Donc, revenons à nos bouftons, et publions, publions !
Ces derniers mois, des bibous-mignons ont débarqué dans nos contrées.
Et qui dit bibou, dit cadal !
Cadal maison, tant qu'à faire, tu me connais...
Et donc, pour Sacha-Choubidou-Wah, j'ai crocheté, cousu, fil-de-férisé et tricotiné ! Rien que ça !
Ta-daaaaaah :


Le prénom en tricotin, c'est valable uniquement pour les bibous-mignons-à-court-prénom. Sache donc que si tu affubles ton mini-moi d'un prénom aussi ridicule et long que Marie-Fatima ou Jean-Mouloud, ben tu peux toujours rêver : l'en aura pas. Toc.


Le mode d'emploi pour faire ton tiens, de prénom en tricotin, y'en a plein sur les blogs, il n'y a que l'embarras du choix ! Le plus galère étant de faire passer le fil de fer dans le boudin en tricotin sans que ça passe entre les mailles, mais en enroulant le bout du fil de fer dans un morceau de mouchoir en papier scotché bien serré façon coton-tige, on s'en sort.


Et puis comme j'avais très envie de faire ce doudou-hibou au crochet, j'en ai profité : une pelote de laine chamarrée, des restes de gris clair et de gris foncé, un gros crochet, une aiguille à laine et le super tuto de Julypouce, et en moins d'une heure, paf, c'était fait !
J'avais bloqué sur ce modèle de doudou vu dans un catalogue Phildar, mais d'une, je ne suis pas aussi rapide en tricot qu'en crochet, et puis pas moyen de trouver les explications au tricot, donc... Dommage, je trouve qu'il rend mieux en tricot, mais finalement, en crochet, il a un petit côté Hibou-azimuté-au-sortir-d'une-journée-sans-sommeil que j'aime bien !
Le plus difficile dans ce modèle a finalement été de le retirer des griffes de Princesse Cahouète qui voulait le garder pour elle...

Et paf, joie, bonheur et pâtes au beurre, ayé, enfin, alleluia, 3 mois après j'ai enfin posté mon bidouillage ! Youhouuuuu !
...
Allez, plus que 42 notes et je suis à jour ! Nice !

dimanche 17 mai 2015

Siméon-Gauthier et son pull...

#Tricot 
#CraquageTotal 
#BesoinDeVacances


Mesdames zet mesdames zet messieurs!
Ce dimanche, j'ai réalisé un véritable exploit !
Toutafé !
J'ai, tenez-vous bien, tricoté un pull ENTIER et en UNE SEULE JOURNÉE, et aux aiguilles n°3 en plus !
Carrément !
Et pour vous montrer ce tout nouveau modèle, création originale de moi-même dont je ne suis pas peu fière, laissez-moi vous présenter mon modèle : Siméon-Gauthier, le crayon à papier !
Prêts ?
TA DAAAAAAH !!!


Siméon-Gauthier aime beaucoup son nouveau pull sur-mesure.
A peine terminé, il l'a enfilé, et a tenu à le tester en extérieur.
Il nous livre ici ses premières impressions :


"Ah, quel bonheur de profiter enfin des soirées en terrasse sans être frigorifié jusqu'à la mine !"
Oui, parce que bon, ce pauvre Siméon-Gauthier, je le traîne un peu partout, et parfois même, vilaine que je suis, je l'abandonne, je l'oublie... Il lui est arrivé bien des fois de passer la nuit dehors.
"Ce pull, c'est plus qu'un simple vêtement pour moi, vous savez... C'est une reconnaissance ! Tricoterait-on un pull à quelqu'un qui ne compte pas ? Hein ? Je... Je suis tellement heureux ce soir..."
La, la, ça va aller Siméon-G (c'est son p'tit nom). Tu veux dessiner un petit cœur ? Ecrire un bisou ? Bon... Ça va mieux maintenant ?


Laissons Siméon-Gauthier à sa joie.
Là, il prend en photo le coucher de soleil.
Va falloir penser à lui ouvrir un compte instagram, tiens...

samedi 9 mai 2015

Ce soir je s'rai la plous belle pour aller danseeeeer !


#Recyclage
#Tuto
#Couture
#Danse
#DalidaSortDeCeCorps
#FuckLesHashtags

Avant : un tee-shirt de pacsman qui a subit les passages en machine et en sèche-linge, et donc devenu trop petit pour son beau corps musclé... (Oh, eh, ça va !)
Pendant : Ctrl-X + couture ! Recyclage ! Youhouuuu ! > ça c'est du tuto qui gère-la-fougère !
Après : un chouette top pour faire sa belle en cours de dancehall, yeah ! [oui, quand c'est moche on dit tee-shirt, quand c'est classe on dit top !]



Alors ? Hein ? Hein ? C'est pas la classe, ça ?
Un super top pour 2 cents de fil et 2'47'' de couture, c'est pas chouette ?
Je m'aime.
En toute modestie bien sûr.

Sur ce, je retourne danser, ouééééééé !

jeudi 7 mai 2015

A court terme, du courage. A long terme, des larmes. #DansCesConditions #Orthophonie #MesPatientsChéris

"Bon, il faudra juste mette à jour les objectifs et modalités de prise en charge pour cet enfant, ça n’apparaît pas sur votre rapport."
Je reste silencieuse à l'autre bout du combiné. Je me demande si j'ai mal entendu, ou mal compris, ou si c'est lui, le médecin, qui est un peu stupide ou sans cœur (ça va souvent ensemble). Je répète bêtement : "Les objectifs ?" 
"Oui, les objectifs de prise en charge, à court, moyen, long terme... "
Sa voix s'éteint soudainement. Ah, ça vient de faire *tilt* dans sa tête on dirait. Moi ça vient de refaire *grouik* dans ma gorge. Sans se démonter, le médecin reprend : "Bon, très bien, euh... Dans ces conditions, évidemment, on ne peut pas remplir le document standardisé". 
Non, on ne peut pas. Dans ces conditions, évidemment, on ne peut pas non plus remplir les procédures standardisées de réactions professionnelles à l'environnement affectif. Moi aussi je peux utiliser de grands mots qui font classe et pro, si je veux.
Encore quelques échanges assez creux et où pointe une bonne dose de malaise, et je raccroche.
Dans ces conditions...


Yanis* dort dans les bras de son père, exténué par la séance, enfin détendu.
J'ai mon agenda sous les yeux, mon stylo dans la main, ses parents en face de moi.
"Qu'est-ce qu'on fait ?"
Je ne sais pas comment formuler autrement ma question.
Et eux, en face, ne savent pas comment y répondre.
Après un soupir et un échange de regard avec son mari, c'est la maman de Yanis qui me répond :
"On a réfléchi. On va continuer. Enfin, si vous voulez bien... Ça lui fait du bien, et nous, on a besoin de sortir un peu de la maison. On peut pas rester là à attendre sans rien faire, non plus."
Je comprends. Je lui souris, et je la regarde dans les yeux. Et c'est pas facile. Mais je lui doit bien ça : elle a la gentillesse incroyable de penser que pour moi aussi, c'est difficile, et que peut-être je ne veux plus, je ne peux plus. Elle arrive, malgré la douleur, à se mettre à ma place. Je ne sais pas si j'y arriverais, moi, dans ces conditions...
Le papa de Yanis renchérit : "C'est beaucoup vous demander, et puis ça vous prend une place pour un rendez-vous qu'on n'est pas sûr de pouvoir honorer, mais il est content de venir, et après il est bien pendant au moins un jour ou deux, alors..."
J'efface ses doutes d'un revers de la main, pour les rendez-vous non honorés. C'est bien le cadet de mes soucis. Mais je suis épatée, vraiment, de voir à quel point ces parents prennent en compte toutes les autres réalités que la leur, alors que dans ces conditions, bien peu en sont capables. Je les aime, je les admire, là, tout de suite, maintenant, j'ai très envie de les prendre dans mes bras, tous les trois.
On programme les rendez-vous, toutes les semaines, même jour, même heure, jusqu'à ce que.
Sur le petit carton de rendez-vous, je n'écris pas de date, je note juste : "mardi à 11h00" en dessous du tampon avec mes coordonnées. Ça suffit. Dans ces conditions, je ne peux pas dérouler la liste des mardis à venir, sans savoir.


J'ouvre ma boite mail, y découvre un message d'une collègue.
Ici, la pénurie d'orthophoniste, comme dans beaucoup d'endroits, est terrifiante. Obtenir un rendez-vous en moins de 3 mois est un combat, s'inscrire sur une liste d'attente est déjà une victoire. Une horreur pour les patients et leurs familles, une horreur pour les orthophonistes aussi.
Entre collègues, on cherche des solutions, on se passe des patients comme les gamins font du troc de cartes Pokemon dans la cours de récré, pour que chacun y trouve son compte. Un taupikeur contre un magicarpe, un laryngecto contre un wernické.
Je lis le mail de ma collègue.  Elle me demande si, des fois, je ne pourrais pas m'occuper d'un "déhelle-dého"** qui a vraiment vraiment besoin, là, et pour lequel elle ne trouve pas de solution. Je lui réponds aussitôt : si je le pouvais, je le ferrais, mais là, je n'ai pas de disponibilité, désolée. *ding* réponse immédiate : "Ah bon, mais je pensais que tu allais bientôt avoir un créneau libre ?"
Ma collègue évoque Yanis et sa prise en charge "bientôt terminée". Tant de sensibilité et de compassion me laissent sans voix. Je décide de ne pas répondre. Dans ces conditions, mieux vaut faire la sourde oreille. C'est ça où la traiter de tous les noms d'oiseaux-pas-beaux que je connais, autant éviter.


Ni fleurs ni couronnes. J'ai adressé un chèque à l'association choisie par les parents de Yanis, et je leur ai envoyé une lettre. Je ne suis pas allée à l'enterrement. Je n'en ai eu ni la possibilité ni le courage. Et je préfère garder de Yanis le souvenir de ce petit bout qui se laissait faire entre mes mains, qui retrouvait le sourire quelques instants, qui riait parfois pendant nos jeux.
J'ai fini de remplir mes objectifs avec Yanis.
J'ai un créneau à nouveau disponible.
Yanis ne fêtera jamais ses 4 ans.




Dans ces conditions... Je pense que mon
silence et mes absences de ces derniers jours
sont plus compréhensibles. Même les bavardes
comme moi se retrouvent sans voix, parfois.

* Evidemment, Yanis ne s'appelle pas vraiment Yanis. Le reste est, hélas, tristement vrai. 
** DL-DO : dyslexi(qu)e-dysorthographi(qu)e. Même les amoureux des mots utilisent de moches acronymes.