Plus d'un mois sans nouvelle note, shame
on me. Mais bon, j'ai une excuse en béton : le déménagement,
programme ChangerDeVi(ll)e 2.0, ça vous stoppe une accro au net
quelques temps. J'ai frisé la crise de manque, même. Et c'est pas
encore gagné, mais, joie, je peux te poster mes chroniques de
transhumance version album photos en moins de 42 minutes de
téléchargement d'images, c'est formidable.
Bon, on ne peut
quand même pas avoir ET la campagne ensoleillée, ET la connexion
internet à donf', faudrait voir à pas être trop xagère quand
même. Faut en laisser un peu aux Parisiens, sinon ils vont VRAIMENT
déprimer.
Bref, le méga-boss du jeu
ChangerDeVi(ll)e a déboulé le 02 août, et... La suite en images !

Oui, toute la maison tient dans un gros
camion. Ça fait réfléchir...
Et quand
le camion s'éloigne et que tu te retrouves dans ta maison vide avec
les valises et les sacs de couchage, tu te sens un p'tit peu
vulnérable. Mais très libre, aussi. C'était la pensée du jour,
profonde et tout, tavu.
Bon, par contre, après, le
notaire t'appelle pour te dire qu'il y a un problème de transfert de
fonds. Et que tout est décalé. Alors t'as très envie de courir
après le camion en criant "Revieeeens Léon, j'ai plus rien
à la maison !", mais c'est trop tard.

Départ à deux voitures, Pacsman a la
version rouge avec monstroplantes, moi la version grise avec le chat.
Qui miaule. Non stop. Et qui est malade. Joie.
Pour
rester en contact, vu que nous sommes une famille moderne et
résolument en avance sur son temps, nous communiquons par...
Talkie-walkies. Ouep. Pas la peine de se compliquer la vie, ça
marche très bien.
"Allo allo
cheval noir à goldorak, vous me recevez ?"
Me
répondent des hurlements, je pense qu'ils chantent à
tue-tête-qui-casse-la-tête dans la voiture. OK, je garde le chat,
finalement.

Et le transfert de fonds, dans tout ça
? Ben le facteur n'a pas trouvé la bonne boîte aux lettres, donc...
Point mort. Oui, ça tient à peu de choses, parfois. Me vient
l'envie d'une pensée profonde sur le détachement matériel et le
roi Ubu décidément très à l'honneur ces temps-ci, mais là, j'ai
juste mal au ventre tellement le stress me ronge.
Alors
après quelques jours de squat chez des zamis (merci !), on prend
l'option camping, les monstroplantes sont contents, c'est déjà ça
!
YEAAAAH ! Avec 8 jours de retard, enfin,
nous signons chez le notaire !
Hop,
déballage de cartons (Monstrencartons la ramène moins, là, j'peux
te le dire !), on installe les chaises en terrasse et... Je colle les
étiquettes sur la boîte aux lettres et la sonnette. Petit bonheur
dont je garde un souvenir ému. Ça aurait presque mérité une
petite fanfare, un discours, que sais-je ? Bon, je
me contenterai d'un verre de vin en terrasse !
L'érable de Cahouète et le figuier de
Bibou semblent avoir survécu au transport.
Le
soir, quand un petit vent fait chanter les branches, on peut entendre
un refrain étrange : "I'm a survivor !"
version soufflée douce, si, si.
Non, le petit verre de
vin en terrasse n'a rien à voir là dedans. La poésie est-elle
soluble dans la liqueur de violette ? Zamie is back, ça fait du
bien.
Le jardin est une jungle sauvage où
poussent les chardons mutants. On nous dit que la terre est bonne, à
en voir la croissance des plantes et herbes de toutes sortes en
quelques mois, je veux bien le croire. Pour atteindre la vigne au
bout du jardin, il faudrait une machette. Mais le débroussaillage
offre l'occasion d'un premier bouquet de NOTRE jardin. Même s'il est
tout sec et unicolore. C'est très beau. Si, si. Et je suis ravie.
Et quand vient le soir pour qu'un
ciel flamboie, le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas ?
Le
rose, l'orangé, le bleu aussi. Et ça se marie très bien avec le
vert des pommiers au bout du jardin.
Oui,
c'est bien la vue de notre terrasse, le soir.
Y'a un
fauteuil pour toi. Moi, j'dis ça, j'dis rien...

Bien, maintenant tu reposes ce verre et
tu te mets au boulot !
Ben oui, avec le
décalage de l’installation, faut reprendre le taf' aussi sec. Le
temps ne passe décidément pas à la même vitesse partout. Je
découvre les failles spatio-temporelles qui font que l'univers
semble ralentir quand je contemple le coucher de soleil mais qu'il
accélère bizarrement quand je pense à ce qu'il me reste à faire
avant d'ouvrir le cabinet.
Comme aller à IKEA, tout faire
rentrer dans la voiture, aller au dépôt de marchandise retirer le
bureau, vider le coffre pour l'y faire rentrer, me rendre compte que
ça ne passe pas, résister à l'envie de pleurer, remettre les
meubles dans la voiture, rapporter le bureau... Rhaaaaaa !!!
Bon,
et après, quand tout est enfin déchargé dans le bureau tout beau
tout neuf : ouaiiiis, mécano pour grand ! ... Vachement moins drôle
que quand je jouais aux légos, je précise.

Et... TADAH !
Oh
mon bureaaaaaaaaau ! Tu es le plus beau des bureaux !
Quand
j'accroche le dernier tableaaaaaau ! Oh, il n'y a rien de plus
beaaaaaaaau !
Tu es le plus beau des
bureaux ! Tatatatataaaaaa, tatataaaaaaa ! Il
n'y a plus qu'à accrocher ma belle plaque made in Picardie, cadeau
de mes zamies-orthoph', et là, je sabre le champ !
Voili, voilou.
C'est presque
rageant de voir à quel point tant d’événements et d'émotions
tiennent en si peu de photos !
C'est qu'il y avait autre chose à
faire que de dégainer l'AlPhoNse, finalement. On ne dirait pas,
comme ça, mais changer de vi(ll)e, c'est du boulot.
Sur ce, je
te laisse, un carton m'appelle. Suivi par un CRBO. Et derrière lui,
des étagères à fixer. Oh, et les démarches administratives aussi
râlent un peu, elles se sentent abandonnées, les pauv'bichettes.
Ah, et c'est qui là derrière ? Les monstroplantes qui préparent la
rentrée ?! Damned, déjà ?! Pfiou !
Allez hop, c'est reparti
pour de nouvelles aventures !!!