mardi 19 mars 2013

Madeleine version papier.



Je n'ai aucune mémoire des noms, c'est terrible. Des titres, non plus. Je suis de ceux qui commencent leurs récits par "Mais si, tu sais, ce film de super-héros où y'a le type, celui qui joue toujours des rôles de méchant, il jouait aussi dans un autre film avec une blonde qui fait de la pub pour les parfums...", tu vois le genre. C'est assez horripilant pour mes interlocuteurs, ce genre de discussion. Et c'est dommage, vraiment dommage : même si j'ai adoré un livre, je ne me souviens pas toujours de son auteur ni de son titre, et si l'envie me prend de le relire, c'est foutu.

Ce midi, j'ai reçu un livre, par la poste. Un cadeau. Déjà, c'est chouette. Le nom de l'auteur me disait quelque chose : un nom qui fait tilt, un nom que je savais avoir déjà lu, et déjà apprécié. J'ai feuilleté les premières pages, commencé à le lire... Et paf.

Paf. Boum. Vlan.

Je me suis retrouvée 10 ans et même plus en arrière. J'étais encore étudiante, je me revois en week-end chez mes parents, j'ai pris un des nombreux livres qui trainaient sur la table de chevet de ma mère (la lecture, c'est dans les gênes), et j'en avais lu les premiers chapitres debout dans la chambre, subjuguée, amoureuse, sous le charme de cette belle écriture fluide et forte.
Une madeleine version papier.

Donc oui, Vincenzo, je l'ai déjà lu, ce livre. Mais je vais le relire. Avec grande joie.
Merci pour le cadeau, merci pour le flash-back.


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